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Comment éviter la procrastination pendant le confinement ?

Lorsqu’on tombe dans le piège du perfectionnisme, la procrastination est un ingrédient de base. Connaissez-vous ces situations où vous passez un temps considérable à peaufiner un aspect de votre travail au point d’abandonner avant la fin ? Ou cette tentation de scroller vos réseaux sociaux dès la première difficulté ? Et avez-vous remarqué, que pendant le confinement, cette tendance est plus que jamais présente ? Nous entamons la cinquième semaine de confinement et avec la fatigue et la lassitude qui s’installent, procrastiner peut devenir pesant.

On confond, souvent, procrastination et manque de motivation. Quand on procrastine, ce n’est pas la motivation qui nous fait défaut, mais le manque de clarté sur notre objectif.

Pourquoi on procrastine ?

La procrastination est souvent une conséquence directe de nos émotions. Quand la réalisation d’une tâche nous procure un inconfort, nous avons tendance à l’éviter. Notre cerveau est ainsi câblé, pour des raisons évidentes de survie, on recherche le plaisir en évitant la souffrance. Quand on a peur du jugement des autres ou d’un feedback négatif, ne pas réaliser la tâche nous évite de nous confronter au jugement. Quand on a un penchant perfectionniste, cette tendance à procrastiner se justifie

 

la volonté de produire un travail parfait. Par exemple, si je dois rédiger un article sur ce blog, procrastiner revient à passer des heures à choisir des images et une typographie sans avancer sur le fond ou encore me documenter pendant des semaines. En ces temps inédits de confinement, l’anxiété est présente et on peut avoir tendance à la compenser

 

la procrastination : on remet au lendemain des tâches plus ou moins importantes, on repousse sans cesse nos deadlines et on culpabilise car on pense manquer de motivation.

Comment éviter la procrastination ?

La première astuce pour lutter contre la procrastination est de clarifier ses objectifs. Beaucoup de perfectionnistes pensent manquer de motivation alors qu’en réalité, c’est la clarté qui leur fait défaut. Ce n’est jamais évident de savoir où et quand focaliser son attention pour passer à l’action. Et on finit souvent

 

attendre LE moment idéal pour avoir de l’inspiration, progresser ou tout simplement faire ce qui doit être fait.

Ensuite, prendre conscience de nos émotions notamment celles liées à la peur du jugement. Comme souvent, quand on est perfectionniste, le regard des autres sur nous-mêmes ou sur notre travail est source de peur et d’anxiété. Quand on procrastine, on reporte cette échéance d’affronter le jugement extérieur et on se fige dans un auto-jugement souvent plus dur et moins bienveillant.

Enfin, mettre en place des habitudes qui ne nous laissent pas le choix. Quand on crée des habitudes, elles nous permettent de déclencher le mode « pilote automatique » et faire ce qui doit être fait sans rentrer dans une spirale de questionnements et sans permettre au doute de s’installer. Pour écrire régulièrement sur ce blog, j’ai installé deux micro-habitudes qui me permettent, quoi qu’il arrive, de publier un article chaque lundi. La première habitude consiste à me fixer une limite temporelle pour avancer dans la rédaction (en 1 heure, je produis 80% du contenu) et un créneau fixe (le matin après ma routine matinale). Quand on ne se laisse plus le choix avec des limites dans le temps et des habitudes fixes, on met fin à toute distraction.

Notre cerveau n’aime ni l’inconfort ni le manque de clarté, deux constantes de cette période inédite de confinement. Si nos propres objectifs ne sont pas clarifiés, quand on ne sait pas ce qu’on doit faire et pourquoi on le fait ou quand le perfectionnisme s’en mêle, procrastiner devient une façon de compenser nos émotions désagréables. Il devient nécessaire de marquer une pause pour gagner en clarté sur nos objectifs, mettre en place un système d’habitudes et d’actions minimales pour reprendre confiance et arrêter de douter et prendre conscience des émotions désagréables comme le stress de ne pas y arriver ou la peur du jugement.

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2 commentaires

  1. […] de légumes et équilibré. Miser sur les habitudes permet d’être plus efficace, de moins procrastiner et gagner du temps de façon […]

  2. […] différentes, les deux principaux pièges dans lesquels nous pouvons facilement tomber sont la procrastination ou l’excès de […]

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